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12/08/2011

Rallycross Europe : Zoom sur ... Koen Pauwels (4ème partie)

Pauwels koen portrait portugal 2011.JPGpauwels koen maasmechelen europe 2011.JPGDuval, une personnalité contrastée ?

Les médias s'en étaient donné à cœur joie à l'époque, pour clouer le pilote belge au pilori du WRC. Après avoir refuser une prolongation de contrat émanant de la structure M-Sport de Malcolm Wilson, qui engage les Ford en Championnat du Monde des Rallyes, Duval file chez Citroën .


 Celui que l'on décrit alors comme le pilote le plus rapide de sa génération vient alors se casser les dents sur un certain … Sebastien Loeb, fraîchement couronné de son premier titre en WRC.

Mais voilà, François est un personnage entier et celui-ci, en compétiteur acharné, ne souhaite pas se contenter de jouer les secondes rôles chez le constructeur français. Quelques sorties de route plus tard, et Guy Fréquelin, alors responsable de la compétition chez Citroën, placera Duval dans une situation pour le moins inconfortable.

Son remplacement pour quelques courses par Carlos Sainz ne se fait pas attendre, et les médias en profitent pour se déchaîner sur le jeune belge que beaucoup s'appliquent à ne décrire que sous un angle, aussi négatif, qu'engagé en faveur de la direction de Citroën Racing.

Pourtant, la version de Koen Pauwels tranche catégoriquement avec la bienséance des médias qui ne semblent pas décider à aller gratter plus loin, que certaines de leurs déclarations tonitruantes destinées à plomber l'avenir d' « Obélix » en Rallye.

duval françois portrait gros plan gordon racing pour la photo.jpgPire, Pauwels nous fait une description aux antipodes de l'image construite par certains médias. Le Duval « brise tout » décrit par une certaine caste journalistique est en réalité un instinctif, il comprend les choses avant tout le monde. Une manière détournée pour souligner le talent pur de Duval en somme.

« Je sais que c'est un très bon pilote parce que la première fois où nous nous sommes rencontrés à l'époque du Rallye, nous sommes partis tester la Ford Escort qu'il devait conduire quelque jours plus tard. J'étais à la place du copilote et il s'est élancé à très faible allure, simplement pour tester les freins et sentir la voiture. Au bout de quelques minutes, il m'a dit « c'est bon, je n'ai pas besoin que tu te touches à la voiture, elle me convient parfaitement ». Et le week-end suivant, il a remporté le Rally alors qu'il n'avait jamais piloté cette Escort auparavant en situation de course. Il a fait exactement la même chose à Maasmechelen pour sa première sortie en Rallycross. »

Alors, lorsque François passe la ligne d'arrivée en vainqueur en août 2010 pour sa seconde participation à la manche de Maasmechelen, Koen vit une sorte de délivrance intérieure.

Non seulement l'icône de tout un pays vient de remporter l'épreuve devant les meilleurs spécialistes de la discipline, mais en plus, il devient le premier belge de l'histoire du Rallycross à s'imposer dans le cadre d'une manche européenne, au sein de la catégorie reine, réservée aux « Supercars ».

DUVAL FRANCOIS PORTRAI TPODIUM BELGIQUE 2010.JPG« Je pense honnêtement que c'était un des plus grands moments de ma carrière. Et c'est la même chose pour François. Il a remporté une manche du WRC en Australie [2005] mais il a vraiment connu de très belles émotions à Maasmechelen cette année. »

 

Un « avant » et un « après » Duval pour le Rallycross Belge ?

Pour autant, en France comme en Belgique, il semble toujours aussi compliqué de convaincre d'éventuels partenaires dans l'optique d'un investissement en Rallycross.

Certes, l'image de François Duval joue un rôle positif auprès des décideurs, mais pas de quoi pour l'instant envisager un engagement à temps complet de ce dernier.

Même si la médiatisation grandissante de la discipline attire de nouveaux investisseurs, la culture du Rallycross est encore trop peu présente pour susciter l'attrait de nouveaux sponsors.

Un climat bien éloigné des pays scandinaves qui ont compris, depuis bien longtemps, que le Rallycross était le format le plus adapté pour mener à bien leurs actions et leurs stratégies.

Pour autant, la présence de Duval a quelque peu révolutionné le microcosme des pilotes de Rallycross en Belgique. Il est évident que sur le long terme, la présence de « Dudu » au sein des paddocks de Rallycross faciliterait l'accélération de certains dossiers, qui traînent en longueurs depuis des années, à commencer par l'officialisation d'un nouveau tracé qui se fait attendre.

Certes, le circuit de Mettet dans les alentours de la capitale régionale walonne de Namur, a bien tenté une approche il y a quelques mois, sans pour autant que cela se traduise par une réalité tangible dans les faits.

« La présence de Duval est une aide pour tous les pilotes et pour le Rallycross en général, aussi bien en Europe qu'en Belgique. Nous n'avons qu'un seul circuit permanent homologué en Belgique et beaucoup de gens en Wallonie poussent pour qu'un nouveau tracé permanent puisse voir le jour. Nous avons fait quelques essais la saison passée mais Duval est bien évidemment important pour le développement du Rallycross, et pour avoir un second circuit en Belgique. Son nom nous aide à placer le Rallycross sur la carte du sport automobile en Belgique et tous les pilotes peuvent en profiter dans leur recherche de partenaires, car tout le monde connaît le nom de Duval ici. Il nous ouvre des portes qui auparavant étaient fermées. »

 

20:36 Écrit par ERC Blog - 20 minutes dans Rallycross Belgique, Rallycross Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

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